Réflexions éthiques relatives à l’étude du Proche-Orient antique
DOI :
https://doi.org/10.7202/1066471arMots-clés :
assyriologie, Proche-Orient, patrimoine cultural, éthique du chercheur, trafic d'antiquités, guerre, Droits de l'HommeLangue(s) :
FrançaisRésumé
L’assyriologie recouvre les disciplines qui portent sur l’étude du Proche-Orient antique, et plus spécifiquement sur la période et la zone géographique définies par l’usage de l’écriture cunéiforme. Les archéologues, historiens et historiens de l’art qui mènent des recherches dans ce domaine, travaillent dans des pays en guerre ou des pays qui ne respectent pas la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ils sont confrontés à des situations qui affectent leur travail au quotidien. Pour mieux appréhender les situations, il est indispensable de maîtriser l’histoire récente de ces pays, le rôle qu’y ont joué les chercheurs occidentaux dans la redécouverte de l’antiquité, et la relation des politiques et des populations locales vis-à-vis de leur passé. En 2003, les assyriologues ont créé l’International Association for Assyriology pour mieux faire face à la situation au Proche-Orient, et depuis 2014, ils ont réagi par le biais de déclarations officielles, avant de mener une réflexion sur le comportement éthique des chercheurs. Celui-ci porte sur le respect des lois des pays objets d’étude, la coopération avec les scientifiques locaux, la formation des futures générations et le bien-être de la main-d’œuvre employée sur les chantiers de fouilles archéologiques. Il concerne les moyens à mettre en œuvre pour la sauvegarde et la restauration du patrimoine culturel, sans pour autant se compromettre avec des régimes dictatoriaux. Enfin, le comportement éthique du chercheur passe par la transmission du savoir vers le public, et en particulier l’information à destination des acheteurs potentiels du danger de contribuer au trafic des antiquités.
Depuis 2003, les assyriologues se sont organisés en une association internationale pour mieux faire face à la situation au Proche-Orient, et depuis 2014, ils ont réagi par le biais de déclarations officielles et multilingues, avant de mener une vaste réflexion sur le comportement éthique des chercheurs. Celui-ci porte sur le respect des lois des pays objets d’étude, la coopération avec les scientifiques locaux et l’échange de données, la formation des futures générations et le bien-être de la main-d’œuvre employée sur les chantiers de fouilles archéologiques. Il concerne également les efforts et moyens à mettre en œuvre pour la sauvegarde et la restauration du patrimoine culturel, sans pour autant se compromettre avec des régimes dictatoriaux ou des groupes belligérants. Enfin, le comportement éthique du chercheur passe par la transmission du savoir vers le public, et en particulier l’information à destination des acheteurs potentiels du danger de contribuer au trafic des antiquités.
Téléchargements
Publié
Comment citer
Numéro
Rubrique
Licence
© Cécile Michel 2019

Cette œuvre est sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International.
La Revue canadienne de bioéthique applique la Creative Commons Attribution 4.0 International License à toutes ses publications. Les auteurs conserveront leur droit d'auteur sur leur publication et ils pourront, par exemple, réutiliser leur publication, mettre un lien sur leur page d'accueil ou site web institutionnel, ou déposer un fichier PDF dans un dépôt public. Toutefois, les auteurs permettent à quiconque de télécharger, réutiliser, réimprimer, modifier, distribuer, ou copier leur publication, tant que les auteurs originaux et les sources sont cités.